Par pur hasard
Alberto Oliverio
Per puro caso
Labyrinthe
Avis
Stefano Rosso
Lycée classique « S. Pellico », Cuneo,
Des souris et des singes surintelligents ; des philosophes excessivement moralisateurs et, de ce fait, ignorés ; un pape étrangement progressiste qui donne sa bénédiction ; des neuroscientifiques qui se plaignent de ne pas trouver de gruyère dans les avions et qui rivalisent d’ingéniosité pour organiser la fête la plus somptueuse et obtenir le maximum de financements.
Un seul et grand objectif : « produire », après le Japon, des enfants américains dotés de capacités intellectuelles accrues, car sinon – comme le soutient le président américain – « si cela continue, ces têtes jaunes nous battront au baseball ».
Et une fin inattendue.
« Purement par hasard » n’est pas une œuvre de science-fiction comme les autres. D’abord, parce qu’elle développe une intrigue riche en thèmes d’actualité de manière si linéaire, cohérente et concrète que tout semble réel. Ensuite, parce qu’elle nous amène à réfléchir aux limites de nos actions, aux frontières que nous franchissons (ou qui sont franchies pour nous sans que nous le sachions) chaque jour, pour la première fois, sans que nous en ayons conscience des conséquences.
Il s'agit d'un reportage original sur un monde – celui de la science et de la recherche – que nous avons pris l'habitude de considérer comme la seule voie possible vers l'avenir, le chemin incontournable et urgent du progrès et d'une civilisation meilleure.
Alberto Oliverio, psychobiologiste à l'Université Sapienza, offre au public un premier ouvrage qui ne s'adresse pas uniquement aux initiés et qui se lit comme une brochure, avec un ton à la fois cultivé, subtil et ironique. Recommandé à tous ceux qui souhaitent se glisser dans la peau d'un scientifique contemporain et s'immerger dans un récit divertissant et légèrement fantastique, sans pour autant mettre leur intellect de côté.
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