Kualid qui ne pouvait pas rêver
Vauro Senesi
Kualid che non riusciva a sognare
Piemme
Synopsis
Kualid vit avec sa mère et son grand-père à la périphérie de Kaboul, ville ravagée par la guerre et sous le joug des talibans. Âgé de douze ans, il a un regard perçant et deux incisives légèrement proéminentes qui lui ont valu le surnom de « souris ». Il gagne sa vie en déblayant les nids-de-poule le long des routes menant à la ville, espérant une récompense de la part des camions de passage. Kualid a de l'imagination, l'imagination de tous les enfants, ou du moins celle d'un enfant élevé en zone de guerre. Il connaît Asmar, le serpent de lumière qui, projeté du bec d'une théière, lui rend visite à chaque pleine lune… Mais il a un souci : il ne peut pas, il ne peut tout simplement pas, rêver. Ou plutôt, il peut parfois le faire pendant la journée, lorsqu'il est éveillé, mais ce ne sont, au mieux, que des vœux, lui a dit son cousin Saïd, qui le taquine un peu à ce sujet. C'est la nuit que Kualid ne peut pas rêver. Il échoua même lorsqu'il déroba les cassettes vidéo que les talibans avaient attachées à une mitrailleuse comme trophée, pour rappeler à tous que la musique et les images étaient interdites. Interdites comme les cerfs-volants, comme tant d'autres choses à Kaboul. C'est sa rencontre et son affrontement avec Samir, le calligraphe qui travaillait avec les Occidentaux ayant ouvert un hôpital dans la ville, qui l'initia au monde du dessin et des couleurs. C'est la découverte de ce monde qui permit enfin à Kualid de rêver.
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